Ceci est mon testament.
Je lègue à ma fille Claire Harrington les droits de Riverbell, des esclaves, et des biens mobiliers. C'est elle, et seulement elle qui se chargera, comme je l'ai fait durant tant d'années, de veiller à la bonne marche de la plantation. Je lui laisse mes notes et mon journal qui se trouvent dans le coffre, afin qu'elle puisse prendre ma succession avec aisance et confort.
Je laisse à mon fils Anthony le soin de la direction des écuries, ainsi qu'un pécule suffisant pour qu'il puisse, dans un avenir proche, développer une affaire. Le montant s'élève à 18 000 livres de rente. Je lui laisse également ma collection de tableaux car lui seul fut en mesure de l'apprécier autant que moi.
Je laisse à mon autre autre fils, Alexander Harrington, 22 000 livres de rentes, et notre propriété dans le Derbyshire, ainsi que la direction de nos navires marchands. Son rôle sera de surveiller et de veiller à l'acheminement des cargaisons de Riverbell jusqu'en Angleterre. Je le laisse aux soin de Henry Cordwell, mon vieil ami et trésorier.
A mon frère William Harrington, je lègue un pécule de 10 000 livres. Nul n'aura le droit de le chasser de Riverbell sous quelque prétexte que ce soit. Je lui confie mes enfants, et lui donne le droit d'opinion sur les décisions prises concernant Riverbell.
Enfin, mon neveu Lionel Harrington 8 000 livres de rentes qui ne lui seront versées que lorsque Claire jugera qu'il ne dilapidera pas cet argent dans l'alcool et le femmes. En attendant, le pécule sera gardé à la banque et gelé.
Si d'aventure Riverbell venait à décliner, la vente du terrain et ses bénéfices seront partagés en 4 sommes égales dont les receveurs sont : Anthony Harrington, Alexander Harrington, Claire Harrington et enfin, William Harrington, mon frère bien aimé.
Lloyd Harrington.
Fait à Riverbell le 12 Avril 1833